Lula, héros ouvrier de la gauche brésilienne 5/5 (2)

Ancien ouvrier métallurgiste devenu le président le plus populaire de l’histoire du Brésil (2003-2010), Luiz Inacio Lula da Silva, 70 ans, est un animal politique hors normes, au mythe terni par des soupçons de corruption.
L’icône de la gauche brésilienne et latino-américaine, qui ambitionne de revenir au pouvoir en 2018, a été nommée mercredi chef de la Maison civile, le poste le plus élevé dans le gouvernement.
Lula va y peser de tout son poids politique pour tenter de sauver la tête de son héritière politique, menacée de destitution.
Il échappe ainsi à la menace d’une incarcération par le juge Sergio Moro, qui le soupçonne de « corruption » et de « blanchiment d’argent » dans le cadre du méga-scandale Petrobras.
Tribun redoutable à la voix rauque, éternelle barbe blanchie par l’usure du pouvoir et de ses compromis, il remet ainsi en jeu sa légende et son avenir sur un coup de poker.
Fondateur du Parti des travailleurs (PT), Lula a présidé au miracle socio-économique du géant émergent d’Amérique latine..
Sous sa présidence, 40 millions de Brésiliens sont sortis de la misère pour grossir les rangs de la classe moyenne.
Premier chef de l’Etat brésilien issu de la classe ouvrière dans un pays profondément inégalitaire, il a mis en oeuvre d’ambitieux programmes sociaux en faveur des plus démunis.
Sans pour autant dévier du cap économique libéral fixé par son prédécesseur et grand rival Fernando Henrique Cardoso, qui avait remis le Brésil sur les rails après des années d’hyperinflation
– « J’ai connu la faim » –
Cette success-story lui a conféré une stature internationale de premier plan. La revue Foreign Policy le compare à une « rock-star ».
Elle lui permet de décrocher pour le Brésil l’organisation des deux plus grands événements sportifs planétaires : le Mondial de football, en 2014, et les jeux Olympiques, qui auront lieu en août prochain à Rio de Janeiro.
Source provenant de Le point
Contestation

  c’est un brave homme