Najat Vallaud-Belkacem radie 27 personnes pour pédophilie dans l’Éducation nationale en 2015 3/5 (2)

Il y a eu 27 radiations de membres de l’Éducation nationale en 2015 liées à des cas de pédophilie ou de pédopornographie, a annoncé, mercredi 16 mars, Najat Vallaud-Belkacem, précisant qu’elle serait « ferme pour sanctionner » et qu’elle en attendait « autant de toute institution ».

Le nombre de radiations pour des affaires liées à la pédophilie (les faits incriminés ne se sont pas forcément produits dans un cadre scolaire) était de 19 en 2014, premier et second degrés confondus, 26 en 2013 et 15 en 2012, selon des chiffres transmis par le ministère de l’Éducation nationale.

« Qu’il s’agisse de l’Église ou de l’école, j’ai un principe simple : la pédophilie est une affaire extrêmement grave qui détruit des vies. Le principe est ‘Pas de silence, la transparence totale’. Tous ceux qui pensent qu’on peut régler les choses en interne, en faisant silence, se trompent gravement », a déclaré la ministre sur RTL. « Je serai ferme pour sanctionner quand cela s’impose, et j’en attends autant de toute institution. »

L’Éducation nationale a été secouée en 2015 par l’affaire de Villefontaine (banlieue de Lyon), où le directeur d’une école maternelle avait été mis en examen pour des viols sur ses très jeunes élèves. Il avait été radié quelques jours après sa mise en examen et attendait la fin de l’enquête.

Depuis quelques jours, l’Église de France est troublée à son tour. Le cardinal Philippe Barbarin est sous le feu des critiques, accusé de ne pas avoir agi avec suffisamment de célérité après avoir appris qu’un prêtre de son archevêché de Lyon était soupçonné d’agressions sexuelles sur des jeunes scouts qu’il encadrait en 1986 et 1991.

Contestation de florian

  Dans l’affaire de Villefontaine, révélée en mars 2015, l’enseignant avait été condamné en 2008 pour recel d’images pornographiques, mais il avait continué d’exercer – après un long congé maladie –, l’Éducation nationale n’ayant pas été informée des faits.

Après cela, les ministres de l’Éducation et de la Justice (Christiane Taubira à l’époque) ont conçu plusieurs dispositifs d’encadrement, dont la mise en place de référents au sein des parquets (côté justice) et rectorats (côté éducation) pour fluidifier la transmission d’informations.